Âlem (docteur de la foi)qizilbash formé à Nadjaf en Irak, Mohammad Akbari a été nommé en 1983 à la tête du Sepâh-e Pâsdârân-e Islam ( Armée des gardiens de l’islam), organisation chiite formée par l’Iran. A la faveur du regroupement de huit des neuf partis chiites (seul le Harakat-e Islami refusa la fusion), il intègre le Hezb-e Wahdat-e Islami (parti de l’unité islamique) dont il dirigeait le comité politique. Mais, à partir de 1993, il refuse de suivre les radicaux du Wahdat qui décident de rejoindre le Hezb-e Islami de Gôlboudine Hekmatyar dans sa lutte contre le camp présidentiel emmené par Ahmad Shah Massoud. En outre, Akbari était partisan d’un rapprochement entre le Wahdat et le Harakat.
Après la mort de Mazari en 1995, il décide de joindre ses forces à celles de Karim Khalili, le nouveau leader du Wahdat. Toutefois, à la chute de Bamyan en 1998, il se rendit aux taliban alors que Khalili continua la lutte au sein du Front uni. Il put garder sa milice privée qui lui permettait de contrôler cinq districts de la province de Bamyan. Selon Gilles Dorronsoro, le ralliement d’Akbari s’est fait sur la base d’une allégeance des oulémans (docteurs de la loi) chiites aux taliban qui, en retour, les ont reconnus comme des oulémas légitimes qu’ils pouvaient utiliser comme des relais du pouvoir talêb. En 2002, Akbari a tenté de reprendre pied dans la province de Ghor où ses hommes ont affronté ceux de Khalili.




