Dostom Abdoul Rachid

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Dostom Abdoul Rachid

Né en 1954 à Khawja Dokoh, petit village de la province de Djawzjan, Rachid Dostom est l’une des figures plus controversées de la scène afghane.

Issu d’une famille de paysans pauvres, Dostom travailla sur les champs de gaz naturel de Sheberghan (province de Djawzjan), Revenu d’un séjour en Union soviétique, il intègre le ministère de la sécurité intérieure et se voit confier l’unité 374 basée dans la province de Djawzjan.

C’est à la tête de cette milice composée de combattants ouzbeks financés par le gouvernement communiste, qui avait décidé de s’appuyer sur les divisions ethniques pour combattre la résistance, qu’Abdoul Rachid Dostom s’est fait connaître. Il mit sur pied une force efficace et relativement disciplinée de 20 00 hommes qui fut envoyée par le président Nadjiboullah sur tous les points chauds du pays. Il intégra le comité central du parti communiste et se vit conférer le titre honorifique de "Héros de la république d’Afghanistan".

En avril 1992, alors que la chute du régime communiste était inéluctable, Dostom apporta son soutien au commandant Massoud, qui put ainsi entrer le premier dans Kaboul au nez et à la barbe de Gôlbouddine Hekmatyar, son rival de toujours.

Dans Kaboul libéré, les hommes de Dostom furent très rapidement affublés du surnom de glam jam, littéralement "voleurs de tapis", en raison de leur tendance prononcée à se payer sur l’habitant. La présence d’anciens miliciens communistes fournit à Hekmatyar le prétexte pour attaquer la capitale. Néanmoins, les deux hommes s’allièrent pour attaquer Massoud le 1er janvier 1994. Dostom attaqua aussi Massoud dans le nord du pays où il avait créé un véritable micro état pourvu d’une compagnie aérienne (Balkh airways) et de la capacité de frapper la monnaie.

La trahison de son second, le général Abdoul Malik, le força à quitter l’Afghanistan en 1997. Il tenta un retour l’année suivante avant d’être définitivement chassé par les taliban auxquels il avait pourtant apporté son aide pour la remise en état d’un semblant d’aviation militaire. Ce n’est qu’en avril 2001 qu’il revint en Afghanistan, dans le Panjsher plus précisément, pour demander au commandant Massoud l’autorisation de reprendre la lutte avec son soutien militaire. Il s’installa dans le district de Zari, à l’ouest de Mazâr-e Sharif. Mais, dépourvu de moyens et sans soutien populaire fort, il ne fut pas capable de peser militairement jusqu’à l’intervention américaine qui lui rendit son lustre d’antan, même si son image dans la presse internationale a été écornée par la découverte en 2002 d’un charnier renfermant les corps de prisonniers taliban dont il avait la responsabilité.

Depuis la chute des taliban, Dostom s’oppose à Ostâd Atta, son rival tadjik du Djamiat-e Islami, pour le contrôle politique, administratif, économique et militaire des provinces du nord de l’Afghanistan.







 

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