La ré-incorporation de la ville de Kandahâr à l’Afghanistan


La ré-incorporation de Kandahâr à l’Afghanistan

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Bien que lors de son retour sur le trône, Dost Mohammad avait reconnu que la ville de Kandahâr était en dehors de sa sphère d’influence, le souverain de Kaboul n’était pas décidé à laisser l’Afghanistan dans un état de morcellement.

Un événement lointain bouleversa cette situation : en 1851, le Wazir Yar Mohammad Alikozaï mourut. Ce dernier était à la tête de la ville d’Hérât depuis 1839, année où il avait réussi à faire emprisonner Kamran Mirza de la dynastie des Sadozaï, qu’il assassinera quelques temps plus tard (cf. le règne de Shah Mahmoud).

Sayeed Mohammad Khan le fils et successeur du Wazir étant un piètre politique, des troubles éclatèrent rapidement dans le Khorasan. Les Hératis, excédés, en vinrent à demander au frère de Dost Mohamamd, Kuhan Dil Khan, de venir prendre possession d’Hérât. Sayeed Mohammad Khan fit alors appel aux soldats du Shah d’Iran pour lui porter main forte. Kuhan Dil Khan fut alors contraint de se replier vers son fief de Kandahâr et mourut en cours de chemin, en Août 1855. Il se trouve qu’au mois de Mars de la même année, Sardar Mehr Dil avait lui aussi succombé. Devant le vide politique qui venait de se créer à Kandahâr, une guerre civile éclata dont les protagonistes étaient d’un côté les fils de Kuhan Dil, Mohammad Sadiq et Mohammad Omar, d’un autre le fils de Mehr Dil Khan, Shir Ali Khan (dont on reparlera plus tard lors de la Seconde Guerre anglo-afghane), et enfin le dernier camp était représenté par Sardar Rahim Dil Khan, épaulé par son fils Ghulam Mohammad Tarzi (dont on reparlera aussi plus tard).

Dans ces dissensions, Dost Mohammad vit là une occasion inespérée de ré-incorporer Kandahâr à l’Afghanistan. Utilisant le prétexte de vouloir effectuer un pèlerinage au sanctuaire de Kherqa (lieu le plus saint de l’Islam en Afghanistan se situant à Kandahâr, où est conservé une relique du prophète Mohammad ramené de Bokhara par Ahmad Shah Durrani), le souverain de Kaboul se présenta aux portes de la ville. Une fois autorisé à pénétrer dans l’enceinte de la citée, Dost Mohammad ne retirera jamais ses troupes et fit aussitôt nommer son fils Ghulam Haidar Khan gouverneur. Pour contenter les anciens maîtres de la ville, il leur répartit individuellement une pension prélevée sur les impôts de la province. Son frère Sardar Rahim Dil Khan, ainsi que son neveu Shir Ali Khan préférèrent s’exiler en Perse.








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