La réouverture de relations diplomatiques avec l’Angleterre


Sur le plan extérieur, en 1854, les Britanniques se décidèrent à renouer le dialogue avec Dost Mohammad, qu’ils avaient ignoré depuis son retour au pouvoir. Le souverain afghan avait besoin du soutien anglais pour se prémunir de la menace représentée par les Iraniens, alliés des Russes. Les Anglais, quant à eux, pensaient qu’avec un régime fort à Kaboul, l’Afghanistan serait d’autant plus difficile à prendre par les forces du Tsar. Le traité de Peshawar de 1855 scella cette amitié nouvelle. Seul un souverain aussi intelligent que Dost Mohammad pouvait comprendre l’énorme menace potentielle que représentait la Russie pour l’Afghanistan et mettre pour cela de côté, dans l’intérêt de son pays, la rancœur qu’il éprouvait envers les Anglais, détestés par le peuple afghan. Le souverain afghan devint à partir de là un fidèle allié de Londres, bien que pas un Anglais n’avait été autorisé à mettre le pied dans son royaume depuis sa restauration en 1843.

Comme convenu dans les accords anglo-afghans, lorsque en 1856, les Iraniens occupèrent à nouveau Hérât, les Anglais déclarèrent la guerre à l’Iran. Les forces persanes furent obligées d’évacuer la ville l’année suivante, à la suite d’un traité de paix signé à Paris entre la Grande Bretagne et la Perse. En retour, lors de la révolte des Cipayes qui secoua l’empire des Indes en 1857, Dost Mohammad resta neutre et n’apporta aucune aide aux mouvements nationalistes indiens. Il refusa ainsi l’occasion qui se présentait à lui de reprendre Peshawar.








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